Minerve (agence de presse) - libre expression contre médisances...

La semaine dernière a vu la naissance d'un nouveau projet: la naissance de notre propre média, Minerve (agence de presse) que l'on peut retrouver également sur Facebook  et Twitter. L'idée d'écrire des articles remonte à loin dans notre famille. Tant Nicolas que moi-même avons l'habitude de nous exprimer sur nos blogs respectifs. Certes, le désir d'écrire des contributions plus construites et structurées nous chatouillait depuis longtemps, mais, dernièrement encore, il nous manquait un canal et un guide pour nous exprimer avec pertinence. Notre rencontre avec Didier Lestrade et Laurent Chambon qui nous ont invités à écrire pour Minorités, a été décisive: ils nous ont fait confiance, ont cru en nous et aidés à publier nos premiers articles sur l'Islande. Et il y avait beaucoup à dire sur ce sujet-ci. Enfin, nos analyses, notre étonnement, nos colères aussi trouvaient un exutoire constructif. 
Ces articles ont été bien accueillis en général et c'est toujours un contentement réel que de soumettre quelques pages à Minorités. Bien sûr, la ligne éditoriale du journal ne se prête pas toujours à accueillir de longues synthèses sur l'Islande. C'est pourquoi nous envisagions de poursuivre notre projet d'une écriture plus construite que le blog habituel, et de publier par nous-mêmes les écrits qui ne trouveraient pas leur place parmi ceux de nos mentors. 
Mais un événement récent a bousculé cet humble dessein et nous a amenés à nous lancer dans le projet Minerve. Je m'en ouvrirai ici puisque notre nouveau média n'a pas vocation à accueillir nos états d'âme... Voilà quelques jours, Nicolas a été convié à un entretien bilan. On s'est montré d'emblée très professionnel avec lui en lui précisant que rien de ce qui allait être dit ne concernait directement la qualité de son travail. Partant, Nicolas apprit que certains lui reprochaient les analyses qu'il écrivait sur la vie locale islandaise à l'aune de la presse. En outre, on pensait reconnaître certaines personnes dans un petit post humorisque dont il s'était fendu, lequel ne comportait, bien entendu, pas de nom. Inutile d'ajouter que ses délateurs resteraient anonymes, et il y a fort à parier qu'ils le demeureraient vu qu'ils n'avaient, en réalité, aucun grief tangible à porter à l'endroit de l'accusé.
Cette manière d'avancer masqué et d'utiliser des pressions professionnelles pour contraindre au silence nous a profondément blessés et cela d'autant plus que nous avons toujours voulu suscité le dialogue avec ce pays frappé de plein fouet par la crise et qui manifeste sa douleur par un silence de plus en plus lourd. Oui, nous nous sommes sentis blessés, car, toujours, nous avons essayé de donner le meilleur de nous-mêmes pour comprendre cette culture millénaire et nous y acclimater. 
Après un mouvement de colère, nous sommes convenus que les griefs n'étaient pas fondés: jusqu'à preuve du contraire, nous n'avions calomnié personne (et même si cela devait être le cas, nous reconnaîtrions notre erreur et ferions amende honorable): nos délateurs cherchaient simplement à restreindre notre liberté de parole. Aussi avons-nous décidé de ne pas reculer devant la censure. Non seulement nous écririons, mais nous écririons plus et mieux, faisant valoir notre droit à la liberté d'expression.
C'est de là qu'est née l'idée de fonder Minerve (agence de presse) et de lui donner une ligne éditoriale à la fois  large et exigeante. En effet, toutes les contributions sont les bienvenues et peuvent être proposées pourvu qu'elles soient écrites dans une langue soignée, demeurent accessibles à un large public et reposent sur des sources solides. Nous ne nous fixons pas de barrière ni en matière de langue ni en ce qui concerne les sujets: nous souhaitons que la plus grande liberté soit de mise. Bien sûr, les auteurs sont mis à l'honneur et bénéficient de leur notice personnelle. Minerve est  notre humble réponse à tous ceux qui veulent brider la liberté d'expression et l'exercice de la responsabilité individuelle dans les débats qui agitent la cité.

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